Lors de l’examen du compte administratif 2025 de la Région Maritime, le conseiller régional D’ALMEIDA Amavi Elom, membre du Mouvement Martin Luther King – La Voix des Sans Voix, a choisi de s’abstenir. Un vote motivé par ce qu’il qualifie de « limites importantes » dans la mise en œuvre des investissements publics au profit des populations.
Le compte administratif est un document financier qui retrace l’exécution du budget d’une collectivité territoriale ou d’un établissement public. Établi par l’ordonnateur, il présente le bilan des recettes et des dépenses effectivement réalisées au cours de l’année écoulée.
Selon l’élu, le taux d’exécution des investissements est resté particulièrement faible, autour de 20 % des prévisions initiales, dans un contexte pourtant marqué par d’importants besoins sociaux de base. Une situation qui, estime-t-il, interroge sur l’efficacité de la programmation et de la gestion des ressources allouées à la région.
S’il reconnaît que la dotation financière de l’État est arrivée tardivement, en milieu d’année, D’ALMEIDA Amavi Elom estime néanmoins que les autorités régionales auraient pu mieux s’adapter en réorientant les priorités vers des secteurs jugés urgents. Il cite notamment l’acquisition d’ambulances, de matériels médicaux, de fournitures éducatives et d’équipements de laboratoire destinés aux établissements scolaires. Dans les faits, souligne-t-il, l’investissement direct en faveur des citoyens s’est limité à une seule ambulance acquise pour le Centre hospitalier régional (CHR) de Tsévié.
Justifiant sa position, le conseiller régional affirme avoir voulu exprimer à la fois sa solidarité avec les populations confrontées au déficit d’infrastructures et son respect pour les collègues engagés dans la gestion régionale, malgré un contexte qu’il juge contraignant. L’abstention, précise-t-il, se veut un « signal d’alerte », entre refus de blocage institutionnel et absence d’adhésion pleine aux résultats présentés.
Au-delà de l’exercice 2025, l’élu appelle à une amélioration significative en 2026, notamment à travers une meilleure mobilisation des ressources et une réponse plus concrète aux attentes des populations. Il plaide également pour l’intégration du reliquat des crédits d’investissement non utilisés, via le mécanisme de report budgétaire.
« La lutte continue pour le mieux-être de nos communautés », conclut D’ALMEIDA Amavi Elom, qui réaffirme son engagement au sein du Mouvement Martin Luther King et son attachement aux causes sociales dans la Région Maritime.
LA REDACTION