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TOGO - Automédication : FADI et BIOLIM/FSS-UL alertent les femmes des marchés sur les dangers de la résistance aux antibiotiques

La Semaine mondiale du bon usage des antimicrobiens, célébrée au Togo depuis le 18 novembre, a connu son apothéose le lundi 24 novembre 2025 à travers des actions de terrain menées au plus près des populations.

À l’initiative de la Fondation Afrique Développement Internationale (FADI) et du Laboratoire de Biologie Moléculaire et d’Immunologie de l'Université de Lomé (BIOLIM/FSS-UL), deux séances de sensibilisation ont été organisées simultanément dans les marchés de Totsi et d’Adidogomè.

Durant ces activités, les femmes commerçantes — premières concernées par l’automédication au quotidien — ont suivi avec intérêt les explications fournies par les professionnels de santé. Les échanges ont porté sur la résistance aux antimicrobiens (RAM), un phénomène en pleine expansion qui compromet l’efficacité des antibiotiques et met en danger la santé publique.

Commerçantes du marché de Totsi, prenant part à la séance de sensibilisation

Les participantes ont profité des séances de questions-réponses pour mieux comprendre les risques liés à l’usage inapproprié des antibiotiques.

« Nous avons longuement discuté des mesures de prévention, notamment de l’automédication, car nous connaissons les pratiques de nos bonnes dames qui recourent souvent aux médicaments de la rue, se les partagent entre elles ou commencent un traitement sans le terminer. Toutes ces habitudes favorisent ce que nous appelons la résistance aux antimicrobiens », a expliqué le docteur Gilbert AGBETOGLO, médecin de santé publique.

Cette initiative marque la clôture d’une semaine dédiée à la promotion du bon usage des antimicrobiens, mais aussi le début d’un travail continu pour freiner la progression de la RAM au Togo.

De son côté, le docteur Kevin Aléki SATO, chef projet, a salué l’engagement des femmes et exprimé sa satisfaction quant à l’issue de la campagne 2025 : « Il y a eu beaucoup d’échanges et les participantes étaient vraiment engagées. Globalement, c’est une fierté et une réussite. Une réussite parce que nous avons pu mobiliser beaucoup de personnes au cours de cette semaine, et nous sommes confiants que le message est passé. »

En portant leur message au cœur des marchés, FADI et BIOLIM/FSS-UL rappellent que la lutte contre la résistance aux antimicrobiens commence par des gestes simples, mais surtout par une population mieux informée. Pour ces femmes, premières exposées, cette sensibilisation constitue un pas décisif vers une santé plus sûre pour elles, leurs familles et l’ensemble de la communauté.

Fousseni SAIBOU

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