Depuis plusieurs jours, la rumeur enflait. Elle est désormais confirmée. Le gouvernement togolais a procédé à une nouvelle augmentation des prix des carburants à la pompe. Dans un arrêté interministériel signé ce 26 mai 2026, les autorités officialisent un réajustement des tarifs applicable sur toute l’étendue du territoire national à compter du 27 mai.
Désormais, le litre du super sans plomb est fixé à 725 F CFA, contre 680 F CFA auparavant. Le gasoil passe de 695 à 750 F CFA le litre, tandis que le pétrole lampant connaît une forte augmentation, grimpant de 650 à 1040 F CFA. Le mélange deux temps est également revu à la hausse, passant de 769 à 811 F CFA le litre.
Cette décision porte les signatures du ministre de l’Économie et de la Veille stratégique, Badanam Patoki, du ministre des Finances et du Budget, Georges Essowè Barcola, ainsi que du ministre délégué chargé de l’Énergie et des Ressources minières, Robert Koffi Messan Eklo.
Dans le document officiel, le gouvernement justifie cette révision par les « fluctuations des cours mondiaux des produits pétroliers », dans un contexte international toujours marqué par l’instabilité des marchés énergétiques. Les autorités rappellent également l’existence du mécanisme automatique d’ajustement des prix instauré depuis plusieurs années au Togo.
L’arrêté précise toutefois que, dans les localités éloignées des stations-service, les prix pourront faire l’objet d’une majoration maximale de 20 F CFA par litre. Une mesure destinée à prendre en compte les coûts supplémentaires liés au transport des produits pétroliers vers certaines zones du pays.
Autre précision importante : la marge bénéficiaire des détaillants reste fixée à 20 F CFA par litre pour le super, le pétrole lampant et le gasoil. Le gouvernement avertit également que tout contrevenant aux nouvelles dispositions s’expose aux sanctions prévues par la législation sur la concurrence au Togo. Le Comité de Suivi des Fluctuations des Prix des Produits Pétroliers (CSFPPP) est chargé de l’application de ce nouvel arrêté, qui abroge les précédentes dispositions en vigueur.
Cette nouvelle augmentation risque d’accentuer les difficultés auxquelles font déjà face de nombreux ménages. Entre le transport urbain, les prix des produits alimentaires, les charges liées à l’électricité ou encore les activités commerciales, plusieurs secteurs pourraient rapidement subir les effets de cette hausse du carburant.
Comme après chaque augmentation des prix à la pompe, la crainte d’une flambée généralisée du coût de la vie refait surface. Sur les réseaux sociaux, dans les marchés, mais aussi au sein des partis politiques et des organisations de la société civile, les inquiétudes se faisaient déjà entendre ces derniers jours, à mesure que les rumeurs devenaient de plus en plus insistantes.
Reste désormais à savoir si des mesures d’accompagnement seront prises pour atténuer les effets de cette hausse sur les populations. Les prochains jours devraient permettre d’y voir plus clair.
LA REDACTION