Le Patronat de la Presse Togolaise (PPT) et Truth Reporting Post (TRP) montent au créneau après la détention, depuis le 27 juillet 2026 à Lomé, de deux journalistes français, Gaël Mocaër et Sébastien Perez Pezzani, ainsi que de leur guide togolais, Fred Vedomey. Les deux journalistes étaient au Togo pour réaliser, dans le nord du pays, un reportage pour « Les Routes de l’impossible », une série documentaire diffusée sur France Télévisions.
Dans un communiqué conjoint rendu public ce 21 août, les deux organisations professionnelles de la presse disent avoir appris cette détention avec « une vive préoccupation ». Elles dénoncent une procédure qu’elles jugent inappropriée à l’encontre de professionnels de l’information alors qu’ils étaient en plein exercice de leur métier et réclament leur « libération immédiate et sans condition ».
Selon le PPT et TRP, les trois hommes avaient obtenu l’autorisation d’entrer sur le territoire togolais avec leur matériel avant d’être interpellés pour des faits qualifiés d’« activités non autorisées ». Une situation que les deux organisations jugent incohérente et préoccupante.
Pour elles, cette affaire pose directement la question des conditions dans lesquelles les journalistes étrangers peuvent exercer leur profession au Togo. « Aucun journaliste, qu’il soit togolais ou étranger, ne doit être privé de liberté du seul fait de l’exercice de sa profession », rappellent-elles.
Le PPT et TRP demandent donc aux autorités togolaises de respecter les libertés fondamentales consacrées par les lois de la République et les conventions internationales auxquelles le pays a souscrit. Les deux organisations estiment également que les actes posés dans cette affaire risquent de ternir l’image du Togo sur la scène internationale et dénoncent ce qu’elles qualifient de pratiques pouvant s’apparenter à une « confiscation des libertés de presse ».
Tout en demandant une issue rapide à cette situation, le PPT et TRP apportent leur soutien confraternel aux deux journalistes français et à leur guide togolais. Ils leur assurent de leur solidarité et adressent également leur soutien à leurs familles respectives.
La Rédaction